Un encadrement du bio en Europe

Les ministres de l’Agriculture en Europe ont signé un accord mardi dernier pour gérer ce succès grandissant du bio. Toutefois, ils ne veulent pas durcir la règlementation sur l’octroi du label bio afin de satisfaire les acteurs de ce secteur.

Après 1 an de dures négociations, les ministres européens ont finalement trouvé une ‘approche commune’ qui peut être proposée au Parlement européen. L’accord va permettre de mettre en place des règles qui encadrent mieux le secteur du bio et de fournir des conditions de concurrence adaptée aux producteurs européens avec les autres pays.

Le bio important en Europe

Il s’agit notamment d’une importante démarche vu que le marché du bio en Europe a pratiquement quadruplé entre 1999 et 2011. Cela a surtout été favorisé par l’importation et l’augmentation de la surface à cultiver.

À cause des différents sujets qui divisent les États, cet accord des ministres ne comporte que très peu des propositions de départ émis par la CE, qui sont supposées consolider la confiance des consommateurs. Les ministres n’ont donc pas pris en compte du projet imposant un minimum de résidus pesticides. Désapprouvée par la Grande-Bretagne, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Autriche et la Suède, cette option était considérée comme une menace pour le développement du secteur bio. Mais ce sujet sera encore réétudié en 2020. En outre, la Slovaquie, le Danemark, la République Tchèque et la Belgique n’ont pas approuvé le compromis.

Puisqu’aucun accord n’a été trouvé, les ministres ont également décidé de conserver le contrôle annuel des opérateurs. Toutefois, une petite réforme a été adoptée : une dérogation peut permettre de reporter les contrôles à une fréquence de 30 mois pour les opérateurs qui n’ont affiché aucune faute durant les 3 dernières années. Les ministres se sont aussi mis d’accord sur la conservation de la combinaison entre production conventionnelle et production bio.