Les origines du vin naturel

Il existe les vins naturels… et les vins dits classiques : avec du soufre, des œufs et des tas d’additifs.

L’homme en parfait laborantin a toujours tenté d’améliorer ce qu’il avait en sa possession. Afin de fermenter son jus de raisin, il a essayé d’ajouter un tas d’ingrédients. Et cela pour le meilleur comme pour le pire. Et les seules limites sont l’imiginaire.

Nous resterons, dans cet article, sur ce que l’on ajout au vin lors de sa fabrication. Mais il y a encore quelques années, l’ère du tout chimique donc polluant a détruit la conception du vin naturel. Mais ce type de fabrication répondait à une demande, celle de produire en quantité astronomique.

Des origines qui remontent à l’antiquité

 Il y a bientôt 10 000 mille ans la vinification se répandait à grand pas sur le pourtour de la Mer Noire, le vin était naturel, et épuré. Mais les premiers ajouts au vin peuvent être imputés aux romains et/ou aux grecs. Ces derniers avaient une préférence pour l’aromatiser.
Des traces retrouvées sur des amphores de l’époque nous montre qu’ils l’aromatisaient avec toute sorte de condiments : canelle, coing en passant par le thym ou l’eau de mer.

Le sel est parfait pour ouvrir les papilles, d’où l’utilisation de l’eau de mer afin de révéler tous les arômes du vin.

Ces ingrédients sont naturels, mais les romains adoraient ajouter du defrutum, de la moût de raisin chauffée dans un pot en plomb.
Cette tradition fut conservée jusqu’à la Révolution française. D’autres régions viticoles produisaient leur vin avec du plomb afin de le désacidifier. Ne nous voilons pas la face, le saturnisme (maladie dû au plomb) était très courant à cette époque puisque près de 15 millions de personnes consommaient plus de 3L de vin/jour. Cette boisson était une valeur sûre, en comparaison de l’eau remplie de bactérie.

Mais ces ajouts ne sont pas plus délirants que ceux autorisés à l’heure actuelle. Par exemple, la Californie a donné l’autorisation de produire du CannaWine, un vin fermenté à base de feuille de cannabis.
Cela paraît presque moins nocif que les 50 additifs autorisés aujourd’hui pour la production de vins.

De ce fait, certains producteurs comme Thierry Puzelat ont décidé de revenir à une viticulture plus respectueuse de l’environnement en produisant un vin biologique ET naturel.
N’ayez pas peur de bien l’aérer avant de le servir.