Après New York, « Petit h » d’Hermès remet le cap sur Paris: le rendez-vous luxe & (re)création de cette fin d’année

by Julie

« On ne jette pas, ça pourra toujours servir ! » Telle est la devise de Pascale Mussard, descendante du fondateur Thierry Hermès et inspiratrice de «Petit h», petite dernière des lignes éphémères de la maison Hermès à l’affiche à New York puis à Paris en cette fin d’année.

Au moment où l’upcycling a le vent en poupe, on a décidé d’explorer plus en détail les dessous de cette collection particulière.

Nous sommes donc allées découvrir les pièces de l’édition new yorkaise au flagship de Madison Avenue pour nous faire notre propre opinion. Voici un petit compte-rendu de nos trouvailles outre-Atlantique pour vous donner un avant-goût de ce qui vous attend prochainement à Paris…

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Bienvenue dans l’univers poétique de « Petit h » où beauté et fantaisie riment avec recup’ et (re)création!

Ambiance cabinet de curiosités pour les collections « Petit h » d’Hermès (Photo © Hermès)

Enfant, Pascale Mussard passait des après-midis entiers à regarder les selliers-maroquiniers travailler le cuir dans les ateliers de la maison. A la fin de chaque journée, les maroquiniers confectionnant les sacs apportaient leurs restes aux artisans fabriquant les bracelets de montres et les ceintures. Tout était conservé et réutilisé.  C’est en s’appuyant sur cette propension de la maison au recyclage et en s’inspirant de sa grand-mère, Aline Hermès, qui utilisait également les pièces restantes des ateliers pour habiller ses tenues que Pascale Mussard créé « Petit h ».

Pascale Mussard dans son atelier, théière volante à la main et girafe en arrière-plan (Photo © Hermès)

Le maître mot  – « (re)création » –  résume bien l’état d’esprit facétieux qui anime cette ligne d’ « objets poétiques non identifiés » (OPNI pour les intimes). La mission de « Petit h » : imaginer de nouveaux objets à partir des rebuts et chutes de matériaux provenant des ateliers. Pour accomplir cette mission de sauvetage, Pascale Mussard fait la tournée de tous les ateliers de la maison – des cristalleries Saint-Louis, en passant par les ateliers de porcelaine, de maroquinerie, de soie et de bagages – en chasse d’objets imparfaits, impropres à la vente et de chutes de matériaux précieux.

Chutes de matières précieuses (Photo © Hermès)

A mi-chemin entre l’atelier et le laboratoire, « Petit h » invite des artistes (parmi lesquels Gilles Jonemann, Christian Astuguevieille et Alice Cozon) à venir profiter de ces matériaux sauvés des poubelles et à leur donner une nouvelle vie en collaboration avec les artisans de la maison. Ni jouet, ni objet d’art, les objets créés ont vocation à être décoratifs ou fonctionnels mais aussi ludiques et durables.

Les animaux du bestiaire saisissants de réalisme : « La mise au point du dromadaire à chaussette roses a demandé plus de 50 heures de mise au point avant d’être validé. » Pascale Mussard (Photo © Hermès)

Manchettes à coffee cups Starbucks en chutes de cuir (Photo © Hermès)

Depuis ses débuts il y a trois ans, plus de 3,000 pièces uniques ou en série limitée sont sorties de ce labo créatif. Et il y en a pour tous les budgets, les prix variant de 40$ pour un porte-bonheur en cuir à 100 000$ pour le panda géant.

In fine, la magie de cette collection réside dans la capacité des artistes et artisans à conserver l’esprit d’élégance de la maison au grand H tout en créant des objets insolites et décalés qui surprennent par l’association des matières et leur usage projeté.  Voici quelques clichés des pièces marquantes présentées à New York en novembre :

Le dernier étage du flagship New Yorkais de la maison Hermès accueille « Petit h »

Pièce maîtresse de l’édition new yorkaise: un panda géant qui a attisé toutes les convoitises

Un Objet Poétique Non Identifié (ou OPNI pour les intimes) fabriqué à partir d’exemplaires du magazine « Monde d’Hermès »

Un buste d’animal trônant au dernier étage de la boutique Madison Avenue

Une commode réalisée en cuir de veau couleur sombre et en cuir fin de veau de Barenia teint façon zèbre (restes des vitrines réalisées par Leila Menchari rue du faubourg Saint Honoré).

Une collection de bibelots: des altères en cristal, un porte-galet, une voiture de course

On ne voit rien de plus à ajouter… si ce n’est que la collection « Petit h » a décidemment tout d’une grande.

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Infos pratiques

Rendez-vous à Paris du 8 au 31 décembre 2011 à la boutique Hermès de la rive gauche installée dans l’ancienne piscine de l’hôtel Lutetia, pour découvrir les dernières créations de l’atelier « Petit h » : 17, rue de Sèvres, 75006, Paris.

Au programme des festivités, le dernier-né des animaux de la ménagerie Hermès – une girafe géante ! – et bien d’autres OPNI…

Regardez également la petite vidéo signée Hermès qui explique la philosophie de « Petit h » à travers l’histoire d’une tasse abimée. Enjoy !

Marie

NB: Photo de une © Hermès

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